VII - Conclusion

Bilan de nos expériences

a) Test vue

      On peut déduire, grâce à notre premier test et à nos recherches sur le cerveau, que la modification de l'aspect visuel d'un aliment (ici la couleur jaune du lait) peut nous perturber et nous amener à imaginer un goût tout autre que celui de l'aliment observé. Une personne qui parvient facilement et rapidement à reconnaître un aliment sera intriguée par cet aliment juste à cause de sa modification visuelle, même si son goût reste identique.

      Néanmoins, contrairement à ce que nous pensions avant d'effectuer notre première série d'expériences, la majorité des personnes est capable de reconnaître l'aliment tout en pensant qu'un autre goût viendra s'ajouter à celui-ci (ex : un goût fruité).

      La vue a donc une influence sur le goût : en effet, elle nous suggère l'arôme que peut avoir l'aliment rien qu'à son aspect, sa couleur. Elle peut également nous amener à redouter le goût de l'aliment, si son aspect visuel ne correspond pas à un aliment que nous avons l'habitude de consommer.

b) Test odorat

      On peut conclure, d'après notre deuxième test et nos recherches sur le cerveau et l'olfaction, que la modification de notre odorat entraîne souvent une diminution de notre goût et parfois même sa disparition. Lorsque notre odorat est inexistant ou lorsqu'il est trompé par une odeur différente de celle de l'aliment que l'on mange, notre goût est altéré. Si le goût "normal" que nous avons l'habitude d'avoir revient très vite une fois notre nez débouché, ce n'est pas toujours le cas une fois l'odeur retirée.

      Cependant, comme pour le test de de la vue, la personne est souvent capable de reconnaître l'aliment même si son goût est fortement atténué ou différent de celui que l'on connaît habituellement.

      L'odorat influence donc l'intensité du goût de l'aliment que nous dégustons mais aussi et donc la manière dont on va l'apprécier : en effet, nous apprécions d'avantage un aliment qui a une forte odeur, cela renforce notre plaisir de manger un aliment..

c) Test vue et odorat

      On constate, d'après notre dernier test et nos recherches sur le cerveau, que l'aspect visuel d'un aliment nous influence dans le choix des aliments. Nous sommes plus attirés par un aliment si nous apprécions sa couleur, son aspect visuel. De plus, nous avons besoin de sentir une odeur assez forte et agréable pour être attiré de goûter l'aliment auquelle elle correspond. Au contraire, s'il possède un aspect où une odeur qui nous déplaît, nous n'avons pas envie de le consommer, et nous le trouvons moins bon que s'il avait été bien présenté.

      Un aliment doit donc être visuellement et olfactivement attirant, il doit nous plaire pour que nous ayons envie de le goûter. 

      La vue et l'odorat nous influencent donc dans notre choix des aliments, ils influencent notre attirance ou notre répulsion pour un aliment. Ils nous incitent aussi à choisir un aliment plutôt qu'un autre, juste en fonction de leur goût et de leur aspect.

Bilan, lien entre nos expériences et nos recherches

      Nous constatons que les déductions de nos expériences peuvent s'expliquer grâce à nos recherches sur le cerveau et l'olfaction.

      En effet, il est logique que la vue nous suggère l'arôme que peut avoir l'aliment puisque notre cerveau analyse l'aspect de l'aliment pour nous délivrer des messages qui nous informent donc sur sa nature. Mais ces messages se basent sur ce que le cerveau a l'habitude de rencontrer. Si le cerveau associe ce qu'il voit à ce qu'il a l'habitude de percevoir, il peut donc se tromper si nous modifions l'aspect visuel de l'aliment.

      De plus, il est logique que l'odorat soit responsable de l'intensité de notre goût car c'est l'odorat qui nous révèle les arômes que l'on perçoit de cet aliment. Nous percevons cet arôme grâce au  mécanisme de l'olfaction. Si le chemin que l'odeur parcourt est bouché ou perturbé, le mécanisme de l'olfaction est donc altéré, notre goût peut donc être modifié.

      Pour terminer, les messages que nous délivre notre cerveau par la vue et l'odeur d'un aliment nous permet de l'identifier et de le classer comme "agréable" ou "désagréable". Cette information nous apporte donc une préférence pour certains aliments et même un rejet pour d'autres. 

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