VI - Le cerveau et l'olfaction : vérification de la logique de nos résultats

 1) Le cerveau : la perception de la vue et de l'odorat 

      D'après nos expériences nous avons constaté que lorsque nous regardons un aliment, nous nous attendons à ressentir un certain goût correspondant à sa couleur. Ainsi lorsque nous modifions la couleur d'un aliment, la majorité des personnes s'attendent à trouver un goût qu'ils connaissent déjà. De même, une odeur nous évoque souvent un aliment.

      Le cerveau est à l'origine de ce phénomène : en effet, lorsque nous observons un aliment, un message nerveux contenant sa couleur est envoyé. Après être reçu par le lobe occipital (aire visuelle du cerveau), ce message arrive jusqu'au Thalamus (aire gustative). Là, il est conjugué avec les sensations de l'odorat ainsi que les messages de la mémoire (messages hédoniques). Il y a ainsi dans le cerveau la formation d'images mentales, qui sont ensuite acheminées aux lobes frontaux. Elles nous permettent ainsi de reconnaître l'aliment et d'éprouver une sensation de plaisir procurée par la nourriture.

Document 1 : 

 Document 2 :

 

2) Le cerveau et l'olfaction: la perception de l'odorat  

Définition

      Sens qui permet de percevoir les odeurs.

Mécanisme

      Lorsque l'on mange, des particules odorantes se dispersent dans le mucus (fine couche de glaire recouvrant la muqueuse des fosses nasales), puis vont se fixer sur les récepteurs des cils.

      Cela déclenche une stimulation nerveuse et donc un message qui sera transmis par l'intermédiaire des voies nerveuses olfactives jusqu'au cerveau, au niveau des lobes temporaux.

      Ainsi, l'odorat va pouvoir nous révéler, par voie rétro nasale, les arômes des aliments.

L'odorat, sens à l'origine de l'intensité de notre goût  [Voir document 1]

  • Lorsque nous mangeons le nez débouché, comme ce qui vient précédemment d'être expliqué, l'odeur de l'aliment parcourt les flèches jaunes et roses nous permettant de percevoir l'arôme : nous le percevons donc « complètement ».

  • Lorsque nous mangeons le nez bouché, comme dans nos tests, l'odeur ne peut plus parcourir le chemin de la flèche jaune, notre goût est donc diminué puisque nous ne pouvons quasiment plus percevoir l'arôme de l'aliment.

  • Lorsque nous mangeons avec une odeur sous le nez, une odeur différente de celui de l'aliment, l'odeur parcoure par la flèche jaune n'est pas celle de l'aliment et l'odeur parcourue par la flèche rose est quasiment nulle. Nous n'avons, encore une fois, quasiment plus de goût puisque nous percevons un arôme « contraire » à celui que nous devrions avoir.

      De plus, un aliment qui nous est visuellement et olfactivement agréable entraîne déjà une stimulation cérébrale et digestive pour l'accueillir. Nous commençons donc déjà nous « réjouir » à déguster cet aliment avant même de l'avoir goûté.

Bilan

      L'odorat est donc bien, comme nous l'avons montré par nos expériences, à l'origine de l'intensité de notre goût mais il est aussi à l'origine du plaisir que nous ressentons lorsque nous mangeons : nous avons donc constaté ces influences de l'odorat sur le goût dans nos tests, et nous pouvons ainsi le confirmer par ces nouvelles informations.

L'odorat, sens à l'origine de notre attirance ou répulsion pour un aliment

      De plus, nous avons expliqué que le cerveau nous apportait des renseignements sur notre alimentation en nous envoyant des messages nous permettant de reconnaître, grâce à la vue et à l'odorat, un aliment avant même de le goûter.

      Nous recevons donc différentes interprétations de ces messages : certains messages semblent agréables (ex : l'odeur d'un aliment que nous apprécions) et d'autres nous paraissent désagréables (ex : l'odeur d'un aliment que nous n'aimons pas) tandis que certains messages nous rendent parfois même indifférents. Nous sommes donc capables de reconnaître des milliers d'odeurs auxquelles on associe une propriété agréable ou désagréable parce que nous les avons déjà rencontrées, il existe déjà dans notre cerveau un message pour les reconnaître, les identifier.

   Ainsi, par notre habitude de sentir certains aliments, leurs odeurs nous produit une nuance affective. Nous percevons l'odeur puis nous l'associons à un goût (agréable ou désagréable) : cette association affective nous permet ainsi de choisi un aliment par son odeur.

Bilan :

   L'odorat nous permet donc, comme nous l'avons montré par nos expériences, de choisir de goûter un aliment ou au contraire de ne pas le manger : nous avons donc constaté cette influence de l'odorat sur le goût dans nos tests, et nous pouvons ainsi la confirmer par ces nouvelles informations.

Document 1 :

Document 2 :

 

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